Portraits kirghizes

Dans Kirghizstan un billet écrit par Christine le 25 mai 2016

Cela fera bientôt un an que je suis partie au Kirghizstan pour vivre une aventure inoubliable. Je vous en ai déjà abondamment parlé sur ce blog et ne vais plus revenir sur le sujet. Mais avant de tourner définitivement la page, je tenais encore à rendre hommage à quelques uns de ceux et celles qui ont croisé ma route. Car voyager ce n’est pas uniquement découvrir des lieux nouveaux aussi grandioses et exotiques soient-ils. Voyager pour moi, c’est avant tout aller à la rencontre des autres, de leur manière de vivre et d’envisager le monde. En cela, ce (trop) court séjour au Kirghizstan m’a comblée. Se déplacer à cheval dans des contrées vierges de toutes  infrastructures touristiques, partager la yourte et les repas de nos hôtes semi-nomades m’ont permis d’approcher au plus près la vie des habitants de cette région. Je ne sais pas le russe et malheureusement la langue ne m’a pas permis d’échanger autant que je l’aurais souhaité mais finalement, il n’est pas toujours besoin se parler pour se comprendre. Un regard, des gestes bien souvent suffisent.

Les portraits ci-dessous sont ceux d’hommes, de femmes et d’enfants que j’ai brièvement rencontrés mais qui m’ont tous d’une manière ou d’une autre et pour différentes raisons marquée.

 

Damira

Elle vit l’été au milieu de nulle part, avec son mari et ses deux jeunes garçons, dans un ancien wagon russe près de son troupeau. Je l’ai rencontrée un matin à 6h.00 alors qu’elle nourrissait un veau et un agneau orphelins. Je ne suis pas restée plus d’une quinzaine de minutes près d’elle, mais j’ai été frappée par l’infinie douceur qui émanait de ses gestes et de son regard.

Le vieux Kirghize

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Lors du premier jour de trek, nous avons fait la pause de midi près de son étonnante yourte rouge. Très affable et un peu curieux aussi, il s’est approché  pour nous inviter dans son campement. Voyant mon appareil photo, il m’a demandé de l’immortaliser avec ses petits-enfants. Trop heureuse de cette demande, j’ai voulu tous les regrouper devant la yourte mais la jeune fille restait timidement en retrait. Comme j’insistais pour qu’elle se joigne aux autres,  elle baissait la tête, rougissait et s’éloignait davantage encore. Je n’ai pas tardé à comprendre à la mine crispée  et aux gestes de rejet du  grand-père qu’il ne ne voulait pas de femme sur la photo. Ne souhaitant pas le froisser, je me suis résolue à ne saisir que le grand-père très droit et très fier en compagnie de sa descendance exclusivement masculine. Avant de partir, émue par le sort de cette jeune fille,  je l’ai prise à part pour la photographier elle aussi, mais elle était tellement intimidée que j’ai eu toute la peine du monde à lui faire lever les yeux pour regarder l’objectif.  Durant la suite de mon voyage, j’ai très rapidement compris que les hommes kirghizes sont effectivement très macho!

L’ado ténébreux

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Lors d’une partie d’attrape-chève (Ulak tartysh), un jeune cavalier  passionné a attiré mon attention. Compétiteur redoutable,  il était prêt à tous les coups. Je n’ai pas aimé sa manière de se comporter avec son cheval mais je reconnais que c’était un habile joueur. Je lui ai tourné autour un bon moment pour le prendre en photo. Cabotin, à moins que ce soit ma condition de femme qui l’empêchait de porter son regard sur moi, il n’a jamais daigné baisser les yeux dans ma direction. De toute évidence, le machisme n’a pas d’âge…

Le père attentionné

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Lui c’est le mari de Madina dont je vous ai déjà parlé ici. J’ai malheureusement complétement oublié son prénom tout comme celui de son plus jeune fils. Si dans les montagnes kirghizes, les signes d’affection entre maris et femmes sont totalement invisibles, les hommes n’hésitent par contre pas à montrer publiquement leur attachement à leurs enfants. Ce jeune père de 5 bambins était très souvent flanqué de ses deux plus jeunes qui lui vouaient une admiration sans borne. Face à cette harmonie familiale, je n’ai pu m’empêcher de penser que malgré la rudesse de leurs conditions de vie, à 3000 m. d’altitude dans un campement plutôt sommaire, ces enfants entourés constamment de leurs parents et grands-parents, proches de la nature et des animaux, n’ont au fond pas grand chose à envier aux petits occidentaux certes gavés de modernité et de confort mais privés trop souvent de leurs proches accaparés par leur vie professionnelles et le rythme trépidant de la vie urbaine.

Beka

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J’aimerais terminer cette petite série de portraits par celui de ce jeune garçon de 12 ans qui a accompagné notre rando, tantôt à cheval en tant que rabatteur des animaux de réserve, tantôt en camion avec son père chauffeur. Beka, c’est mon coup de coeur de ce voyage. Elégant, intelligent, souriant, poli, la liste de ses qualités est très longue. Tout dans sa manière d’être tranchait avec celle des autres garçons de son âge que nous avons pu rencontrer, d’un naturel beaucoup plus rude et bagarreur. Sa douceur ne le privait néanmoins ni de vivacité ni de dynamisme. Le soir, sous la tente après une journée à cheval et après avoir aidé son père à installer le campement, il sortait spontanément un cahier sur lequel il inscrivait la traduction phonétique de mots en français. Nous montrant tantôt un bras, tantôt un pantalon, il répétait encore et encore le vocabulaire nouveau, nous demandant de corriger sa prononciation. Il y avait dans la volonté et l’énergie déployée par ce jeune ado pour apprendre une langue étrangère quelque chose d’incroyablement émouvant. Et il se débrouillait vraiment bien! Beka rêve de devenir médecin. De ce que j’ai pu voir de sa personnalité, il a toutes les qualités pour le transformer en réalité. Oui, j’ai beaucoup aimé cet enfant et ai été très triste de le quitter. Et je l’avoue, à chaque fois que je regarde ce portrait, que ses yeux se plongent dans les miens, j’ai l’impression qu’il va me parler et en ai la chair de poule.

J’aime également beaucoup le portrait de son petit frère, saisi à travers le pare-brise d’un véhicule qu’il feignait de conduire.

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Avec ce billet, je clos ma série sur le Kirghizstan. J’espère que vous aurez eu du plaisir à découvrir une petite partie de ce magnifique pays à travers les différentes images que je vous ai montrées et les récit que je vous en ai faits. Ce voyage fut en tous cas pour moi une expérience inoubliable qui m’a donné le goût d’explorer encore bien d’autres ailleurs méconnus.

Merci de tout coeur de m’avoir lue et belle fin de semaine à tous.

 

 

 

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28 Responses to “Portraits kirghizes”

  1. christine dit :

    hello Christine
    tu m’as fait beaucoup voyagé avec toi, tes photos sont toutes plus belles et plus émouvantes les unes que les autres
    comme j’aimerais faire ce voyage
    merci

    • Christine dit :

      Hello cher homonyme, quel plaisir de savoir que mes récits et mes photos t’ont touchée. C’est une réelle satisfaction pour moi et un encouragement à continuer à partager avec vous mes modestes expériences. Un immense merci à toi d’avoir pris la peine de m’écrire ce petit mot. Et je te souhaite de pouvoir toi aussi faire un tel voyage!

  2. Gine dit :

    Quelle rencontres inoubliables et quels portraits attachants! On voit que ces gens t’ont porté droit au coeur et tu as su restituer ton émotion en nous la faisant partager!
    Merci!

    • Christine dit :

      Tu sais Gine, ce voyage je l’ai vécu deux fois. La première sur place avec mes camarades de trek et la seconde, seule chez moi devant mon ordi à essayer de restituer au plus juste ce que j’ai ressenti alors. pour rédiger mes billets. Toutes ces rencontres m’ont marquée, pas toujours positivement je l’avoue mais j’ai essayé de faire la part des choses en replaçant le comportement de certaines personnes dans le contexte et la culture du pays. Je suis sincèrement heureuse que ces récits t »aient intéressée. Belle semaine à toi.

  3. sylolive dit :

    Quelle belle série. Au-delà de la qualité des photos et des portraits très expressifs, c’est la découverte qui fait rêver. On ressent parfois des choses face à une série de photos souvent difficile à traduire. Et celle-ci, j’aime beaucoup. Ces personnages sont vrais et pourtant presque caricaturaux. Touchant.

    • Christine dit :

      Merci Sylolive 🙂 Avec le recul et en rédigeant ce billet, je me suis dit que j’aurais dû faire davantage de portraits et essayer d’en apprendre plus sur leur sujet. Mais sur le moment, il y avait tant de choses à faire, à voir et à assimiler que je ne crois pas que j’aurais pu en faire plus. En tous cas tu as raison, ces personnages sont authentiques, ils se sont livrés à mon objectif avec spontanéité et beaucoup de naturel. En cela, je leur suis infiniment reconnaissante,. De nos jours, cela ne se passe de loin pas partout comme cela.

  4. Laurent dit :

    Halala, le machisme ne fait en effet malheureusement que très rarement exception en effet. La maison dans laquelle j’avais logé à Kochkor (chez l’habitant) faisait figure d’exception. La femme semblait être la chef du foyer, mais ailleurs, ça n’est en effet pas trop ça 🙁 Le portrait du jeune cavalier est en effet des plus réussi ainsi que celui de gauche de Damira.

    • Christine dit :

      Salut Laurent et merci pour ton retour d’expérience sur le machisme. J’ai l’impression que certaines femmes d’âge plus mûr et de tête parviennent à se faire respecter au Kirghizstan, mais elles ne sont pas légion. J’en ai rencontrée une qui menait tout son clan et même son barbu de mari avec beaucoup de détermination. Par contre le sort des plus jeunes n’est vraiment pas enviable… Le jeune cavalier était vraiment photogénique à cheval mais je t’assure qu’il avait un comportement absolument puant…

  5. Pastelle dit :

    De superbes portraits, et aussi une émouvante et intéressante présentation de chacun d’eux. J’aime particulièrement le portrait de la jeune fille timide, mais aussi celui de Damira, du vieux Kirghize, Beka bien sûr, et même celui de l’ado tête à claques est génial ! 🙂

    • Christine dit :

      Oh merci Pastelle, venant d’une spécialiste des portraits ton commentaire me fait particulièrement plaisir! Et pour l’ado tu as trouvé les mots justes, une vraie tête à claque (même si les coups c’était plutôt lui qui les donnait à sa monture et à ses partenaires de jeux!) Belle semaine:-)

  6. Anne dit :

    Mais qui a dit qu’il en avait marre de ce sujet? moi, j’en veux d’autres! J’ai tellement voyagé à travers ton objectif! Et là, avec ces magnifiques portraits, on atteint des sommets!
    Merci Christine, c’est magnifique!

    • Christine dit :

      A un moment donné, il faut savoir passer à autre chose. IL me reste bien sûr des photos mais sincèrement je n’aurais pas de quoi faire des billets cohérents et qui apporteraient quelque chose de plus par rapport à ce que j’ai déjà publié. Ceci dit, je suis plus que ravie que mes récits et images aient retenu l’attention de la grande voyageuse que tu es. A bientôt pour d’autres aventures et bonne semaine, Anne.

  7. Ta série de portraits est magnifique. Elle saisi ce qu’ils sont, en tout cas, sur le moment, même si certains modes de vie ou certaines mentalités ne nous plaisent pas, ils sont eux-mêmes. Je suis toujours admirative (mais eux ne comprendraient sûrement pas) de ces personnes encore un minimum épargnées par la technologie, les réseaux sociaux et ont encore des activités saines et utiles à leur vie.
    J’aime beaucoup le portrait de Beka et son histoire est très intéressante, et j’espère qu’il parviendra à son but, car généralement, les familles ne sont pas très riches et c’est compliqué pour les études des enfants.
    Le portrait de gauche de Damira est superbe, en plus elle a de belles correspondances de violet dans sa tenue ce qui est très joli !

    Merci encore pour le partage !

    • Christine dit :

      Merci beaucoup Anne. Et tu as raison de souligner la coquetterie de Damira. Bien qu’elle vive au mileu de nulle part, elle était soignée et avait accordé la couleur de son foulard à son gilet. Quant à Beka, sa famille n’est certes pas fortunée mais la situation de son père, chauffeur en été pour les randonnées, est supérieure à celle de bien des Kirghizes lambda. Il devrait pas conséquent pouvoir avoir accès à des études supérieures. C’est tout le « mal » que je lui souhaite car cet enfant était vraiment spécial et terriblement attachant. J’ai d’ailleurs beaucoup plaisanté avec son papa durant la rando en lui disant que je voulais l’emmener avec moi en Suisse!

  8. Ton voyage (j’ai envie de mettre un V majuscule) a vraiment été un moment intense, ça se sent de la manière si tendre dont tu parles de tes rencontres. Tu as fait en plus un magnifique travail de reportage photographique, moi je te dis bravo, 1000 fois bravo ! La prochaine fois, il faut que je te donnes les coordonn’és d’une autre Christine, qui elle vit aux Etats-Unis. Elle est partie pendant 15 jours dans une tribu d’Amazonie, aux confins entre randonnée et chamanisme. Elle en est revenue bouleversée mais ô combien heureuse ! A ton image quoi 🙂 🙂 🙂

    • Christine dit :

      Oh merci de tout coeur pour ce compliment qui me fait mais alors tellement plaisir 🙂 Et découvrir une tribu amazonienne doit être une expérience fantastique, mais qu’est-ce que tu attends pour me donner les coordonnées de ta copine??? A très bientôt ma cops du bout du monde

  9. Castache dit :

    Quels magnifiques portraits! Accompagnes par les explications, c’est encore plus beau. Merci pour tous ces partages, on rêve de partir rencontrer ces belles personnes et se promener dans ces paysages magiques. Merci, et surtout bravo!! Non, on n’en pas marre, on en reprendra volontiers un petit article :-))

    • Christine dit :

      Bonsoir Castache, on lit souvent qu’une photo doit se suffire à elle-même sans qu’il soit nécessaire d’y ajouter des commentaires…. Cela m’a fait réfléchir, fallait-il ou non que j’accompagne ces portraits d’explications? Finalement, je me suis basée sur un constat personnel. J’aime beaucoup avoir des explications sur les circonstances dans lesquelles une photo a été prise, sur les personnes qu’elle illustre etc. A cet égard, j’apprécie tout particulièrement certains bouquins de David Duchemin comme « la démarche du photographe » dans lequel il nous fait rentrer dans son intimité en partageant avec nous ses sentiments pendant ses périples. Loin de moi l’idée de me comparer à cet illustre photographe, mais à mon niveau j’ai eu envie de partager avec vous un peu de mon ressenti lorsque j’ai fait ces photos. Je suis sincèrement heureuse que cela vous ait intéressé. Merci beaucoup pour ton retour si élogieux, j’en suis très flattée 🙂

  10. Marie dit :

    Hello Christine !
    C’est une super idée de terminer avec cette série de portraits aussi magnifiques les uns que les autres, aussi bien du point de vue photographique que dans la manière dont tu décris les personnages, surtout celui de Beka peut-être un peu plus attendrissant que les autres (parce que plus proche de toi dans cette aventure). Avoir vécu cette proximité avec les autochtones est un immense privilège et cette vision de la découverte (du voyage) me plait beaucoup. Je comprend que tu aies envie maintenant de vivre de nouvelles expériences similaires ou approchantes … ta prochaine destination est elle déjà définie 😉
    Parmi les portraits, c’est vers le dernier que va ma préférence (à cause du reflet probablement, et ce regard aussi très déterminé 😉

    • Christine dit :

      Coucou Marie,
      Merci pour ton enthousiasme qui fait vraiment plaisir à lire. C’est vrai que ce voyage m’a donné le goût d’en faire d’autres de la même veine et surtout comme tu l’as pertinemment relevé de retrouver cette proximité avec les autochtones. Mais lorsque l’on est en couple, ce n’est pas si simple pour moi. Je n’ai pas forcément envie de partir chaque année seule et il faut aussi que je tienne compte des souhaits de mon conjoint qui ne rejoignent pas forcément les miens. Bref, pour cet été, rien n’est encore défini, j’ai des idées mais il me faut encore les concrétiser….. A suivre donc. Belle semaine à toi sous le soleil 🙂

  11. Donlope dit :

    Tout ces portraits sont incroyables! J’adore les histoires qui les accompagne, j’ai l’impression de feuilleter un Géo 🙂 J’ai un énorme coup de coeur pour cet ado ténébreux, j’aime le sujet, la lumière et la compo avec l’autre cheval en arrière plan, elle est sublime celle ci!

    • Christine dit :

      Oh quel beau compliment! Merci de tout coeur Donlope. Et pour ce portrait, je suis super heureuse qu’il te plaise car je l’ai vraiment cherché J’ai tourné autour de ce jeune cavalier pour n’avoir que l’essentiel dans le cadre (j’ai dû attendre qu’un chien veuille bien se déplacer et que les autres cavaliers s’écartent un peu). A bientôt.

  12. De portraits touchants, loin de nos portraits avec une mise en beauté bien préparée ! Une beauté naturelle et vraie, la mise en beauté est faite ici par l’oeil d’une photographe qui sait capter l’essentiel. Magnifique

    • Christine dit :

      Photographier l’humain, sans artifices, dans son environnement est un de mes grands plaisirs photographique. Au Kirghizstan, j’ai été gâtée. J’espère vraiment retrouver autant d’authenticité lors d’autres voyages. Merci de tout coeur Mesdames pour les mots que vous déposez régulièrement ici et belle semaine à vous.

  13. Cédric dit :

    Une superbe galerie de portraits, d’hommes, de femmes, d’enfants. Je les aime toutes, je les prends, sans critiques ni remarques, j’aime…

  14. […] mai dernier, je publiais ce que je pensais être mon dernier billet sur le Kirghizstan. J’avais l’impression d’avoir fait le tour de ce que je […]

  15. Christel dit :

    Bonjour Christine,
    Je pars lundi faire le même trek que vous. J’ai adoré vos récits, merci de m’avoir mis l’eau à la bouche…

    • Christine dit :

      Bonjour Christel,

      Fantastique! je vous souhaite beaucoup de plaisir au Kirghizstan, vous allez vivre une magnifique aventure. Saluez bien Hélène et son équipe de ma part (s’il se souvienne de moi…) et n’hésitez pas à me faire part de vos impressions à votre retour 🙂

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