Sur les rives du lac Son Koul

Dans Kirghizstan un billet écrit par Christine le 9 novembre 2015

6ème jour consécutif à cheval. Autant dire que j’attends avec impatience  l’étape du soir qui nous offrira deux jours de repos bienvenus. Mais pour l’heure, nous achevons notre ascension vers le col Tiouz Achou à 3200 m. et profitons du panorama grandiose qu’il nous offre sur le lac Son Koul. Niché dans un écrin de verdure et encerclé de montagnes, il est l’un des joyaux du pays. Second plus grand lac du Kirghizstan d’une superficie de 275 km2, il n’est accessible que deux ou trois mois de l’année, plus courte encore étant  la période pendant laquelle il n’est pas gelé. Vu d’en-haut, il a l’air tout proche mais la perspective est trompeuse. La descente est longue. Nous longeons longtemps la rive Nord du lac dont les multiples criques abritent les yourtes des nomades qui  font pâturer leur troupeaux en été mais le but ne semble jamais se rapprocher.

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La région a beau être un fleuron touristique du pays, il n’y a ici ni hôtel, ni de restaurant. Les randonneurs qui cherchent à se loger ne peuvent compter que sur le camping ou sur les yourtes des nomades transformées en sorte de bed and breakfast local. Le site est tellement étendu que l’on semble loin de tout. Ce n’est du reste pas qu’une impression. Ce lac se mérite. Les routes pour y accéder sont toutes en mauvais état, pour ne pas dire défoncées, et sans 4×4 (ou a pied et  cheval) pas la peine de s’y aventurer. Quant aux cyclistes, sans une bonne dose de volonté et d’effort, ils n’ont que peu de chance de parvenir au but.

Bercé par le pas cadencé de nos montures et par la contemplation d’un site aussi apaisant, on se laisse gagner par une douce torpeur à peine  troublée par l’apparition presque irréelle d’un couple monté sur un cheval  blanc.

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Mais la menace de l’orage nous tire de nos rêveries et nous  fait accélérer la cadence. Et c’est au terme d’un très long galop, sous la pluie et dans un froid mordant que nous arrivons finalement à 18.00 au campement. Heureusement, pas besoin de monter les tentes, nous passerons la nuit sous la très belle yourte d’Abdel Kader. Ornée en son centre d’un plafonnier aux pompons multicolores, sa paroi est tendue d’un touchkiss, traditionnel tapis de dot tissé de fil d’or. Nous entassons tant bien que mal nos bagages à l’intérieur et après un repas roboratif, nous essayons de trouver de la place pour faire dormir 11 personnes. Dehors, la tempête fait rage. Ce soir, nous « oublierons » d’aller faire notre toilette au ruisseau voisin.

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Le lendemain, la météo s’est un peu calmée mais à 3000 m. d’altitude, il fait froid. Tout en dégustant l’énorme portion de semoule au lait tiède servie pour le p’tit déj., j’aperçois par la porte ouverte de la yourte ( le poêle nous enfume!), des enfants qui jouent avec une véritable boule de poil blanc. Attaché à une ficelle, le chiot poursuit un agneau et tente de le mordiller.

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Sauriez-vous trouver ce qu’est est originellement cette sorte de boîte en métal? (non ce n’est pas la niche du chien!)

La journée s’annonce tranquille. Nous en profitons pour nous reposer, faire un peu de lessive et surtout découvrir les environs et la vie du campement.  Celui-ci n’est pas établi directement sur les rives du lac mais à quelques kilomètres de là. A proximité des yourtes, la vie s’écoule au rythme des travaux  du quotidien.

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Dans ces steppes d’altitude, rien ne se perd. Les bouteilles en plastique sont lavées pour être réutilisées.

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Chèvres, moutons, vaches et ânes paissent librement plus ou moins près du campement. Les chevaux même entravés s’éloignent davantage. Le petit bétail n’est regroupé qu’en fin de journée et entassé dans un enclos pour la nuit.

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Ce temps libre me donne l’occasion d’en apprendre un peu plus sur la famille de nos hôtes et plus particulièrement sur Madina, la jeune femme qui s’occupe de nous apporter nos repas. Son air grave m’interpelle. De l’aube au crépuscule, je la vois sans cesse travailler, flanquée de son petit dernier âgé d’à peine un an qui se balade sans culotte, vêtu d’une simple chemisette, seul vêtement qu’il accepte de porter alors que ça caille sérieusement. D’un oeil amusé, je suis le bambin qui gambade à moitié nu, entre dans les yourtes et en ressort pour faire pipi sur le seuil, la mine concentrée.  Mais…. Caramba, il a failli uriner dans mes godasses!

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Quant à sa jeune maman, mariée à 17 ans, elle attend à 26 ans, son 5ème enfant. Sans relâche, elle prépare à manger, sert le thé, lave de la vaisselle et du linge, range, transporte et le soir, à 21 h., c’est elle encore qui trait les vaches dans la pénombre. Pendant ce temps, les hommes ne font…. pas grand chose.

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Le sort de Madina me renvoie à celui plus général des femmes au Kirghizstan dont je vous avoue, j’ai quelque peine à saisir le véritable statut.  Dans les pays issus des cultures nomades, les femmes ont généralement une position plus enviable que dans les civilisations sédentaires. Elles partagent le travail des hommes avec lesquels elles sont plus ou moins sur un pied d’égalité au sein de la famille. Et aujourd’hui encore le Kirghizstan est l’un des pays où les femmes sont les plus nombreuses à des postes de responsabilité économique ou politique. Le pays a même été dirigé par une présidente ad intérim pendant quelques mois en 2010. Mais en même temps, j’apprends avec effarement qu’une Kirghize sur trois serait mariée après avoir été enlevée et unie par la force à un mari non choisi. Dans les faits, des jeunes gens, souvent aidés par des proches, capturent une femme soit par la force, soit par la ruse pour la conduire dans sa future belle-famille. Les victimes sont influencées par les femmes plus âgées qui font pression sur elles en les menaçant de tous les maux si elles n’acceptent pas l’union. En définitive, les « belles-mères » ne font que perpétuer ce qu’elles ont elles-mêmes enduré depuis des générations. Interdits dans les années vingt par les Soviétiques, les mariages forcés ont fait leur ré-apparition dans les campagnes depuis l’indépendance du Kirghizstan en 1991. Une loi a bien été votée en 2013 pour sanctionner plus sévèrement les mariages par enlèvement mais elle a été perçue comme liberticide par de nombreux Kirghizes. Et dans les faits, si la femme enlevée a le droit de refuser l’union imposée, la tradition l’emporte sur la loi et il est extrêmement rare que les victimes portent plainte. Seulement une affaire sur 700 fait l’objet de poursuites judiciaires et un enlèvement sur 1 500 donne lieu au prononcé d’une peine judiciaire, des données statistiques remontant à février 2013 qui illustrent l’inefficacité des forces de l’ordre et du système judiciaire. Avec l’entrée en vigueur de la nouvelle loi, les kidnappeurs encourent désormais 10 ans d’emprisonnement contre un maximum de trois ans auparavant. Il ne reste plus qu’à espérer que le travail de sensibilisation des organismes de défense des droits de l’Homme porte ses fruits et que les mentalités évoluent pour que de telles coutumes disparaissent définitivement.

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J’ignore bien évidemment tout de l’histoire de Madina et n’oserais affirmer qu’elle a été victime des pratiques évoquées ci-dessus. J’ai été touchée par sa situation et sa personnalité mais pour être tout à fait franche, j’ai aussi été sensible à l’harmonie qui règne dans sa famille, toutes générations confondues. Tous ses membres m’ont paru très unis et très proches des jeunes enfants. Et comme tous les Kirghizes que nous avons côtoyés, ils se sont montrés d’une très grande gentillesse et ont fait preuve d’une hospitalité sans faille.

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Le père en manteau traditionnel et deux de ses plus jeunes enfants

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L’aïeul et son petit-fils

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Un fils et sa mère, véritable femme de tête, respectée de tous

Durant notre bref séjour dans ce campement, nous avons également passé une après-midi à la plage. Certains ont piqué une tête dans les eaux glaciales du lac. Mon courage à moi n’a pas été plus loin que mes orteils…. Nous avons en outre  assisté au sport préféré des kirghizes, mais de cela je vous parlerai dans un prochain billet.

A suivre donc!

 

Vous pouvez retrouver tous les billets relatifs au trek que j’ai effectué à cheval durant cet été 2015 en cliquant sur la rubrique Kirghizstan située sous le titre du présent article.

 

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36 Responses to “Sur les rives du lac Son Koul”

  1. Anne Jutras dit :

    Bonjour Christine,
    Tes images évoques évasions et aventures, la vue est tout simplement époustouflante! Je ne connaissais rien de ce pays, leur coutume est aux antipodes de notre société. Difficile de comprendre, la paix règne peut-être au sein de ces familles (et c’est tant mieux), mais peut-être que la jeune femme accepte la situation, ou s’est résignée à vivre ainsi. En tout cas, ça nous fait apprécier nos conditions de vie.

    • Christine dit :

      Bonsoir Anne,
      En partant au Kirghizstan, je cherchais le dépaysement et les grands espaces. Tu as bien compris que j’ai été gâtée 😉 Les conditions de vie dans ce pays, en dehors des grandes villes, ne sont pas faciles effectivement. Quant à la jeune femme, comme beaucoup d’autres, je pense qu’elle n’a tout simplement pas le choix. Comment pourrait-elle vivre en dehors de sa famille? L faut dire que très souvent les jeunes filles qui n’acceptent pas ces mariages ou qui quittent leur époux sont rejetées par leur propre famille. Une réalité bien différente de la nôtre et difficile à accepter pour les femmes que nous sommes c’est vrai!

  2. ronan dit :

    Ah, ce beau reportage se poursuit, richement illustré (tes portraits sont superbes) et sacrément documenté.
    C’est gentil de partager 🙂
    Je suis sensible à ton questionnement sur la position de Madina et plus généralement de la femme dans une société qui n’est pas la nôtre. J’imagine bien que malgré les infos que tu auras pu engranger sur les Kirghizes et leur mode de vie, en amont de ce voyage et une fois sur place, appréhender une culture différente de la sienne reste un exercice de fond. Il y a toujours des situations et des attitudes qui interloquent, de façon plus ou moins heureuse.

    • Christine dit :

      J’aurais voulu en savoir davantage encore mais outre la barrière de la langue, je ne voulais pas non plus être intrusive. Appréhender une culture demande du temps, bien plus que les vacances que j’ai passé dans ce pays et je ne veux surtout pas être dans le jugement, tant je ne comprends ni ne maîtrise tous les paramètres. Mais malgré tout, je ne peux m’empêcher d’être touchée par certaines situations au regard du référentiel qui est le mien. Merci à toi Ronan de prendre la peine de me lire et de partager tes impressions.

  3. Pascal dit :

    Superbe ces grands espaces !
    Et les portraits ne sont pas en reste, le dernier est vraiment touchant

  4. Robert dit :

    Un voyage très différent du mien mais tellement riche en information et en beauté, merci de me faire découvrir ce coin de la planète où je ne mettrai jamais les pieds mais grâce à toi j’aurai pu en admirer toute la splendeur.

  5. Gine dit :

    J’ai bien aimé ton reportage, me renvoyant à une dualité que j’ai connue aussi criante sous d’autres cieux! Du silence de la femme dépend le bonheur des hommes… et elle reste gardienne de la famille et de la tradition. ..
    Magnifiques images d’un mode de vie si éloigné du nôtre, et des portraits touchants!
    Un très bel article!

    • Christine dit :

      « Du silence de la femme dépend le bonheur des hommes… » c’est très vrai ce que tu écris Gine. Et pour l’heure la tradition est encore si forte qu’elle incite les femmes à cautionner des actes et des situations dont elles ont elles-même souffert plus jeunes. Cela fait frémir. Il faut espérer qu’elles finiront par réagir et que le progrès viendra de leur prise de conscience. Merci de tout coeur pour tes compliments sur cet article et belle semaine à toi.

  6. Anne dit :

    Les images sont très touchantes, très belles. Mais c’est vrai que la situation que tu décris pour les femmes ne semble guère enviable…

    • Christine dit :

      Merci Anne. La situation des jeunes femmes semble rude c’est vrai mais avec l’âge, je crois que certaines d’entre elles acquièrent une certaines autorité sur la famille et partant un statut plus enviable, J’aurais bien aimé en savoir davantage sur la situation des citadines….

  7. Magali C. dit :

    Bonjour Christine,
    Merci pour ce reportage, encore une fois très instructif et superbement illustré par les paysages et les portraits de famille.
    En sachant le sort des femmes dans ce pays j’imagine que tu as du être d’autant plus touchée par Madina, même si comme tu le précises, on ne peut rien affirmer quant à sa situation en particulier…

    • Christine dit :

      Bonsoir Magali,

      Bien sûr que connaissant les coutumes du pays, je n’ai pu m’empêcher de me demander si Madina avait fait un mariage vraiment consenti ou plus ou moins forcé mais il m’était impossible de poser une telle question. Et même si je l’avais posée, je ne pense pas que l’on m’aurait répondu… En plus en tant que femme moi-même, j’ai pu constater à quel point les Kirghizes peuvent être macho. Lorsque nous croisions des hommes, ceux-ci saluaient rarement les membres féminins de notre groupe mais le faisaient chaleureusement avec nos collègues masculins. … Autres lieux, autres moeurs, mais c’est vrai que ça m’a irritée!

  8. Bien le bonjour. Incroyable voyage que tu as fait là. Les photos me font rêver. Il y en a une que j’aime particulièrement, la 5667, l’enclos des animaux pour la nuit.
    Et puis je me disais. Après avoir parcouru des immensités quasi désertes comme ça, à ton retour dans la petite Suisse, tu as du te sentir à l’étroit, non?

    • Christine dit :

      Bien le Bonsoir Dominique,
      En partant, j’ai beaucoup hésiter à glisser mon trépied dans mon sac. Je l’ai fait finalement mais je l’ai sorti qu’une fois, le soir où j’ai pris la photo de cet enclos. Je suis donc vraiment contente que tu l’apprécies 🙂 En plus mon petit manège à la nuit tombante a beaucoup intrigué nos hôtes kirghizes qui m’ont observée avec beaucoup d’intérêt et se sont même amuser à poser (mais en bougeant tout le temps donc les photo en poses longues sont totalement ratées!). Quant à mon sentiment à mon retour en Suisse, il fut assez étrange. Il faut dire que j’ai repris le boulot le surlendemain de mon arrivée à Genève. Je me suis retrouvée entre quatre murs pendant plus de 8heures, devant mes dossiers, à me demander si j’étais vraiment partie au Kirghizstan ou si j’avais seulement rêvé ce trek à cheval…..

  9. Polina dit :

    Des photos à couper le souffle ! Incroyable l’émotion qui s’en dégage ! Une évasion à portée de clic, j’imagine même pas ce que tu vis « en live »…. 🙂

    • Christine dit :

      Merci beaucoup Polina! L’évasion et le dépaysement furent complets durant ce voyage. Les très nombreuses heures passées à cheval ont en outre été propices à l’introspection et à la réflexion. J’ai savouré chaque minute en étant consciente que je vivais une expérience exceptionnelle. Et en préparant les billets pour le blog, je me replonge mentalement dans ces immenses espaces et dans les émotions ressenties à ce moment. Ce furent vraiment des vacances uniques!

  10. syolive dit :

    Un très beau voyage qui se poursuit à n’en pas douter. C’est vraiment beau. Les photos sont belles, les portraits également. Quant à la position des femmes ici ou ailleurs, il y a encore beaucoup de chemins à faire. Ce sentiment est contrebalancé par la belle atmosphère que se dégage de cette famille et que tu évoques. On doit se sentir embarqué par ces grands espaces non aménagés et splendides. J’aime beaucoup ton reportage.

    • Christine dit :

      Bonsoir Sylolive et merci de tout coeur pour ton commentaire. Il me reste encore quelques épisodes de ce voyage à vous raconter, J’espère que la suite te plaira tout autant. A bientôt et bonne semaine.

  11. Décidément, tu as l’art d’une conteuse… J’ai autant de plaisir à te lire qu’à regarder tes images.
    J’aime tes photographies et notamment la 2 et la 5 (oui même avec toutes ces bouteilles plastique!!!).
    Alors bien sûr les portraits que tu montrent ensuite sont très réussis mais la 2ème photo est celle qui me fait rêver!

    OUI OUI OUI!!!!!
    A SUIVRE!

    • Christine dit :

      Oh Chrys, tu me fais vraiment très plaisir, merci 🙂 Ces bouteilles en plastiques m’ont interpellées. Pour le moment, les Kirghizes prennent la peine de les nettoyer pour les réutiliser mais pour combien de temps encore???? Je redoute le jour où la surabondance les fera laisser tout ce plastique joncher ces steppes d’altitude….
      Quant à la suite, elle arrive tout soudain (la rédaction de ce genre de billet me prend passablement de temps 😉 )
      A bientôt et belle semaine à toi.

  12. Pastelle dit :

    Venue chercher ici un peu de beauté, de sérénité et de paix, et je les ai trouvées, oh combien, dans tes photos 1, 2, 3, et puis en fait toutes les autres aussi. J’espère juste que ces mariages forcés vont cesser très vite.

    • Christine dit :

      La Terre est belle, ce que font les Hommes l’est nettement moins… Les paysages kirghizes peuvent être impressionnants mais sont aussi très apaisants. Je suis heureuse que tu aies trouvé ici un peu de ressourcement. Bonne semaine Pastelle.

  13. Cédric dit :

    Toujours ces Grands Espaces, impressionnants… Les nuages ont l’air vivants, c’est impressionnant.
    Et que dire des regards des habitants, des visages marqués, mais aimables et souriants.

    A bientôt,
    Cédric.

  14. Emmeji dit :

    Des paysages magnifiques et une une description très émouvante de la vie de cette si jeune maman !

  15. Cécile dit :

    Je me suis régalée. J’aime à voyager au travers de tes expériences de voyages et moi qui bouge peu, cela me permet de prendre des vacances en te lisant et d’apprendre toujours quelque chose. Merci Christine. J’ai particulièrement aimé, dans tes photos la 4ème, qui est à la fois un peu décalée et pourtant tellement juste. Elle a une pointe d’absurde que j’adore. Enfin, le portrait du père en manteau traditionnel avec ses 2 enfants est vraiment magnifique: cet homme a un regard très, très émouvant. Elle est très forte cette photo.

    • Christine dit :

      Ton assiduité fait plaisir à lire Cécile:-) Merci. Quant au chiot figurant sur la 4ème photo, je l’aurais bien emmené avec moi en Suisse. Il devait avoir trois mois environ, une boule de poil tout doux, très joyeux et affectueux. Vu la taille imposante de ses pattes, il va sûrement devenir très grand mais au moment de mon séjour, ce n’était qu’un bébé. Et une fois encore le sort réservé aux animaux m’a émue. Lorsqu’il n’était pas trimballé au bout d’une ficelle par des gamins, il était attaché à cette grosse boîte métallique (en fait une poubelle offerte par une ONG mais qui ne sert strictement à rien vu qu’il n’ a pas de ramassage d’ordures!!!). Il était attaché de jour comme de nuit alors que les nuits à 3000 m. d’altitude sont très très fraîches. Je l’ai entendu gémir et l’ai vu tremblant de froid au petit matin au bout de sa ficelle…. Ne rien pouvoir faire, ni dire m’a vraiment coûté! Et le papa avec ses enfants était très protecteur, aimant et.. photogénique 🙂

  16. Ah mais je l’avais loupé celui là ! Et ça aurait été dommage. Une fois encore, c’est tellement bien documenté que j’ai successivement souffert pour toi, été en apnée le temps d’un grand galop, frigorifiée … et je crois que je peux même imaginer le sommeil qui a du te terrasser à l’issue de cette dure journée ! Je ne savais pas que les mariages arrangés étaient toujours de coutume dans ce pays, c’est une « tradition » (finalement, ce mot tradition reste la plus vilaine excuse à tant d’exactions …) que j’imaginais sur des pays comme l’Afghanistan ou l’Inde … et finalement quel paradoxe entre le respect qu’inspirent ces femmes de tête et la maigre considération qu’on peu leur apporter ! Encore merci Christine, je savoure tous ces billets avec une envie …

    • Christine dit :

      Ton empathie me fait chaud au coeur, Laurence 😉 Cette étape me fut vraiment nécessaire car après une semaine d’équitation intensive, j’étais cassée et j’ai effectivement super bien dormi dans la yourte (Pas besoin de monter la tente pour une fois!). Quant à ces traditions, avant de m’intéresser à ce pays, je n’en avais pas non plus connaissance et suis tombée des nues en découvrant certaines réalité. Ce pays, en dehors de la capitale, est vraiment très pauvre et les conditions de logement et de vie des habitants sont plutôt spartiates. Mais j’en reparlerai bientôt. Belle fin de semaine à toi.

  17. evelyne dubos dit :

    Très beau reportage, des paysage grandioses avec des ciels somptueux et de chouettes portraits, je craque sur le dernier. La condition des femmes, hélas (comme dans tellement de pays…) vient ternir ce tableau idyllique…

    • Christine dit :

      La « séance » photo portrait de cette mère et de son fils fut très souriante. La mère a spontanément pris son fils sur ses genoux en l’appelant « bébé ». Ces gens sont vraiment décontractés vis à vis de l’objectif et collaborant ce qui est un vrai bonheur pour le photographe. A bientôt

  18. Aurore dit :

    Grands espaces, larges ciels et beaux visages… un régal !

  19. […] c’est le mari de Madina dont je vous ai déjà parlé ici. J’ai malheureusement complétement oublié son prénom tout comme celui de son plus jeune […]

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