Les chalets en sursis

Dans Ma Romandie un billet écrit par Christine le 2 juin 2021

Entre une roselière unique en Suisse ou des chalets centenaires, l’Etat a tranché : ces derniers sont voués à disparaître. Mais le faut-il vraiment ?

Alors que les autorités s’acheminent vers un démantèlement des chalets des rives sud du lac de Neuchâtel, la population peine toujours à saisir les raisons pour lesquelles ces paisibles résidences lacustres enfouies dans la Grande Cariçaie depuis si longtemps doivent maintenant être démolies.

En réalisant ce travail photographique, j’ai voulu comprendre et illustrer les tenants et les aboutissants de cette affaire qui fait débat depuis 40 ans, un dossier particulièrement sensible dans la Broye, et même au-delà.

Les roseaux de la colère face aux chalets centenaires


La Grande Cariçaie, un site exceptionnel

Sur la rive sud du lac de Neuchâtel s’étend le plus grand marais lacustre de Suisse. Considéré comme un environnement naturel, il est en fait une création de l’homme. Apparue suite à l’abaissement du niveau du lac lors de la première correction des eaux du Jura (1870-1880), la Grande Cariçaie est l’un des sites les plus importants du pays pour la protection de la nature. Ensemble exceptionnel de biotopes pour de très nombreuses espèces rares et menacées, il abrite un tiers de la flore et un quart de la faune suisse.

L’apparition des chalets

Dès les années 1920, et jusqu’en 1962, des particuliers ont construit des chalets de vacances, à l’origine très modestes, sur les rives exondées, propriété de l’Etat. Ils l’ont fait légalement, au bénéfice d’autorisations à bien plaire d’une durée indéterminée. L’Etat pouvait toutefois les révoquer en tout temps dans un délai de six mois et exiger la remise en état complète des terrains concernés. Comme de nombreuses autres zones humides, la Grande Cariçaie n’a longtemps pas été considérée comme digne de protection. Ce n’est qu’à partir des années 1970, mais surtout 1980, avec le réveil écologique, que l’on a commencé à s’en préoccuper. La législation fédérale a alors remplacé le droit à bien plaire qui prévalait lorsque les chalets ont été bâtis.

Un feuilleton aux nombreux rebondissements

Il y a près de 40 ans, les autorisations d’utiliser le domaine public à l’intérieur des zones naturelles ont été déclarées incessibles et non renouvelables à leur échéance à fin 1998. Ce délai a ensuite été repoussé de 10 ans, sans que le principe de la démolition des constructions et la remise en état des lieux ne soit remis en cause. Mais face à la résistance des propriétaires de chalets, les autorités ont cherché au début des années 2000 à légaliser les constructions a posteriori, ce qui déclencha l’ire des organisations de protection de la nature qui ont saisi la justice. S’en est suivi un bras de fer entre les deux parties, un feuilleton politico-écologico-juridique aux nombreux rebondissements fortement émotionnels.

Qu’en est-il aujourd’hui?

La Grande Cariçaie bénéficie du plus haut degré de protection de la nature et du paysage. Elle figure dans divers inventaires fédéraux, dont celui des paysages, des sites et monuments naturels ainsi que celui des réserves d’oiseaux d’eau et de migrateurs d’importance internationale et nationale. De par sa remarquable biodiversité et ses grandes dimensions, la Grande Cariçaie jouit d’une reconnaissance au-delà des frontières suisses.

De pétitions en oppositions, les propriétaires ont pu jusque-là repousser l’échéance de la démolition de leurs biens. Les chalets sont toujours là, mais leur avenir est de plus en plus précaire.

Dans l’intention de réaliser une protection adéquate des réserves naturelles, le canton de Fribourg a lancé en été 2020 le processus de modification de son plan d’affectation. Les chalets situés dans les réserves naturelles devront être démantelés au terme de la procédure cantonale. On pourrait croire la saga terminée mais de très nombreuses oppositions ont été déposées jusqu’à la fin de l’année dernière et des recours sont encore possibles. La procédure vaudoise est quelque peu différente mais le résultat est le même. Les autorités vaudoises viennent de résilier les baux des propriétaires de Cudrefin qui devront restituer le terrain à leurs frais d’ici au 1er octobre 2021. A l’instar de leurs homologues fribourgeois, les propriétaires n’abandonneront pas le combat, de sorte qu’à ce jour, la messe n’est pas encore tout à fait dite…

En résumé :

La Grande Cariçaie, c’est :
40 km de rives sur le territoire de 2 cantons (Fribourg et Vaud)
8 réserves naturelles

Environ 180 constructions situées dans ces réserves sont en sursis, dont 119 en terres fribourgeoises.

Mon sujet photographique est circonscrit aux réserves naturelles des Grèves d’Ostende et des Grèves de la Motte, à Portalban, ce qui représente 67 chalets (44 du côté de Gletterens et 29 du côté de Cudrefin).

En quoi les chalets sont-ils problématiques?


De la cabane de pêche à la villa

Construits il y a près de 100 ans, les premiers cabanons illustrent le développement des loisirs lacustres en Suisse au XXème siècle. A l’origine très rudimentaires, leur architecture s’inspirait des traditionnelles cabanes de pêche régionales. Généralement sur un seul étage, les chalets étaient en bois et sur pilotis, car à l’époque le lac n’avait pas de niveau stable et les inondations étaient fréquentes. Ces habitations temporaires étaient aisément démontables.

Le chalet “Paradiso” en 1927
et en 1942

Avec le temps et l’augmentation des moyens financiers, ces maisons de vacances ont été progressivement transformées, consolidées et agrandies.

Elles ont aujourd’hui des aspects très différents en taille, forme et matériaux de construction. Certaines sont restées très simples, sans eau courante, ni électricité, mais d’autres sont devenues des maisons très bien équipées habitables à l’année. Elles n’ont plus rien à voir avec les cabanes de pêche d’origine.

Une emprise toujours plus grande sur l’environnement

Les jardins

Les abords des chalets ont suivi la même évolution. L’homme a peu à peu colonisé l’environnement au point qu’aujourd’hui dans les périmètres construits, la végétation naturelle est en grande partie absente ou du moins fortement perturbée.

Premiers aménagements extérieurs au début des années 1940

Buissons ornementaux, plantes d’origine horticole et de nombreux néophytes indésirables se disputent certains jardins au gazon impeccablement tondu.

Bambous et lavandes, des plantes exogènes au cœur d’une réserve marécageuse

Les annexes

Autour des chalets, abris de jardin, remises à outils et autres couverts à bateaux ont poussé comme des champignons.

Au regard de la législation sur la protection de la nature, ces constructions annexes plus ou moins rudimentaires constituent autant de corps étrangers dans le paysage
Depuis la correction des eaux, les hommes ont dû se battre pour
stabiliser les grèves. Ici des travaux d’enrochement devant le chalet “Paradiso” à la fin des années 1930

Les murs et enrochements

Très tôt, la proximité du lac a nécessité des aménagements. Pour stabiliser la rive, les particuliers ont construit des murs et des enrochements.

Les propriétaires ne manquent pas d’argumenter que ces travaux effectués à leurs frais protègent de l’érosion. Et de rappeler que la Grande Cariçaie est un territoire créé artificiellement par l’homme et maintenu par celui-ci. Sans eux, une partie de la Cariçaie serait déjà retournée au lac. La réalité écologique est toutefois plus complexe. Les murs et enrochements construits par l’homme freinent certes l’avancée du lac mais ils gênent la dynamique naturelle des processus d’érosion et de dépôt d’alluvions. Et ils n’empêchent pas l’érosion de la beine sableuse, ce qui n’est pas compatible avec les enjeux de protection des réserves naturelles.

Fragmentation des milieux naturels

Sous l’angle de la protection de la nature, les chalets construits en enfilade sur la rive forment une barrière artificielle entre le lac et la terre qui entrave le développement d’une zone de transition entre milieux humides et secs. Cela entraîne une perte d’habitats pour les oiseaux. L’impact est encore renforcé par les perturbations causées par les activités de loisirs.

Les points de baignade, pontons et sentiers sont synonymes d’intenses activités de loisirs
Aucune végétation riveraine naturelle n’a pu se développer

Quant aux percées dans les roselières induites par les pontons, elles morcellent la végétation et empêchent la formation d’une ceinture continue de roseaux. Devant certaines zones où sont construits les chalets, des roselières n’ont pas pu se rattacher à la rive. Des îles, sans liaison avec la végétation à l’intérieur des terres se sont formées.

Accès et trafic

A Portalban, le chemin qui dessert les chalets est en principe pédestre mais dans les faits, il est carrossable et ouvert aux bordiers. Les va-et-vient liés aux activités de loisirs ou à l’habitation dérangent la faune qui séjourne dans ces zones et les surfaces avoisinantes.

Aujourd’hui pour les autorités, qui s’appuient sur les déterminations des instances fédérales et de divers tribunaux, ces résidences secondaires égarées dans la Cariçaie sont contraires à la loi qui veut que les zones protégées soient exemptes d’habitation. L’importance du milieu justifie de privilégier les intérêts de protection de la nature par rapport aux utilisations touristiques, résidentielles et de loisirs des lieux. Les chalets doivent par conséquent être démantelée, afin de rendre ses droits à cette extraordinaire roselière, qui n’a pas d’équivalent en Suisse.

Problème d’équité

Outre les questions de protection de la nature évoqué ci-dessus se pose un problème d’un autre ordre. Alors même que ces chalets sont construits sur le domaine public, aujourd’hui, seule une poignée de privilégiés jouit des rives du lac.

Profitant d’un avantage accordé à leurs aïeux pour une durée d’emblée limitée, les propriétaires de chalets se sont peu à peu appropriés le rivage et l’ont privatisé par des haies, des palissades et autres clôtures. Les quartiers de chalets sont ainsi devenus des endroits où le public ne peut pénétrer que difficilement.

Bien audacieux sera celui qui, la belle saison revenue, osera emmener toute sa petite famille pique-niquer devant l’un de ces pimpantes résidences

Le point de vue des propriétaires


Au-delà de toutes ces considérations juridico-écologiques, les chalets représentent tout un art de vivre. Nombreuses sont les familles attachées depuis des générations au lieu et à ces constructions. Elles peinent à comprendre en quoi les chalets nuisent à la nature et pensent bien au contraire contribuer à la protection de la Cariçaie en entretenant les rives du lac. Pour l’Association des riverains de la rive sud du lac de Neuchâtel (ARSUD), les autorités cantonales se sont basées exclusivement sur le rapport de la Commission fédérale pour la protection de la nature et du paysage (CFNP) qu’elle juge bâclé, truffé d’erreurs, d’imprécisions et de vérités dogmatiques. En 2007, un compromis négocié avec toutes les parties avait pourtant été trouvé pour prolonger les concessions. Ces « contrats-nature » n’ont toutefois jamais pu être signés, la justice les ayant invalidés sur recours des associations environnementales. Dans ce dossier, deux conceptions diamétralement opposées de la nature s’opposent et semblent irréconciliables.

Propriétaire depuis 70 ans

Portalban, fin de l’hiver 2021. Il fait gris et froid sur les rives du lac de Neuchâtel. Les chalets aux volets clos sont en hibernation. La fumée s’échappant de la cheminée de l’un d’eux trahit pourtant une présence humaine, inhabituelle en cette saison. J’ai de la chance, son propriétaire, un septuagénaire distingué, descend justement l’escalier pour chercher du bois entreposé sous la cabane.

Affable, il m’offre un café. A l’intérieur, le feu crépite. On se sent tout de suite bien dans ce cocon très cosy. L’homme, appelons-le Jean, m’explique que sa famille a acquis ce chalet dans les années 1950, lorsqu’il était âgé de 7 ans. Il y a passé toutes ses vacances avec ses parents puis avec ses enfants. Agrandi et aménagé par les générations successives, le chalet compte désormais une petite cuisine avec eau courante, ouverte sur le séjour, deux chambres, une mezzanine et un wc. L’homme s’assied dans un fauteuil et tire sur sa pipe. Il n’a pas pour habitude de passer du temps ici en hiver mais avec la pandémie, il préfère délaisser provisoirement son logement urbain et les contraintes sanitaires de la ville pour la quiétude de son chalet. Isolé et bien chauffé grâce à la grande cheminée, il lui offre un refuge tout confort.

Le regard de Jean glisse sur le téléviseur qui fonctionne silencieusement dans un coin de la pièce pour embrasser le paysage à travers la vaste baie vitrée. La vue sur le lac et les sommets arrondis du Jura est somptueuse. De la rive engazonnée, un ponton s’élance à travers les roseaux sur une vingtaine de mètres. A l’origine, l’eau arrivait beaucoup plus près du bâtiment. Avec l’autorisation de la commune, ses propriétaires ont remblayé le lac pour augmenter la surface de pelouse devant l’habitation. Les autorités locales n’avaient alors posé d’autre contrainte que celle de recourir aux services d’un entrepreneur de la région. A l’époque, les considérations économiques primaient manifestement sur l’écologie.

Comme la majorité des propriétaires de chalets, Jean se bat pour conserver son bien. Il se montre toutefois peu locace sur le sujet et ne consent à être photographié que de dos. Tout au plus indique-t-il qu’à l’instar de 269 propriétaires fribourgeois, il a fait opposition à la modification du plan d’affectation cantonal signant l’arrêt de mort des chalets, convaincu que sans eux, le lac aurait déjà mangé une grande partie de la rive.

La procédure se trouvant actuellement dans une phase décisive, l’association militant pour la sauvegarde du patrimoine des Chalets de la Grande Cariçaie a demandé aux propriétaires de ne pas s’exprimer individuellement sur ce sujet. Au cours des prochains mois, dans le canton de Fribourg, des séances de conciliation auront lieu et si aucun accord n’est trouvé, des décisions susceptibles d’être attaquées devant la plus haute instance cantonal seront rendues. Le bras de fer entre propriétaires de chalets et autorités n’est donc pas encore tout à fait terminé.

Des pionniers et un dossier truffé d’incohérences

Quelques semaines après cette première rencontre, Jacques (prénom d’emprunt) accepte de me parler de son chalet construit dans la réserve des Grèves de la Motte en 1951 par son grand-père. A cette époque, il fallait être un pionnier pour oser construire sur ces rives mouvantes me dit-il d’emblée. Pour stabiliser les fondations, son aïeul a enfoncé dans le sable des tonneaux sur lesquels il a coulé du béton et planté des pilotis. Les matériaux ont été acheminés en barque et à l’exception de la charpente taillée à Cudrefin, son grand-père a pratiquement tout fait de ses mains. Depuis lors, quatre générations successives ont entretenu avec soin ce petit bout de rive.

On prend la mesure de l’érosion lorsque l’on apprend que ce chalet, aujourd’hui les pieds dans l’eau, était à l’origine distant d’une vingtaine de mètres du lac. Il fallait alors couper les roseaux pour y accéder. La famille de Jacques a construit les enrochements décriés par les écologistes avec la bénédiction des autorités. Non sans ironie, mon interlocuteur précise que l’Etat trouve largement son compte dans toute cette histoire puisqu’outre le terrain sur lequel sont bâtis les chalets, l’ensemble des aménagements effectués par et aux frais de leurs propriétaires sont sujet à redevance. Echelles métalliques, rampes en béton pour descendre dans le lac, bouées d’amarrage, tout est sujet à une taxe annuelle.

Les propriétaires de chalets contribuent activement à l’entretien des rives

Plus sérieusement, il s’interroge : pourquoi se focaliser sur ces chalets construits bien avant la création de la réserve naturelle et les tenir pour responsables de toutes les nuisances?

Situé au coeur de la Côte d’Azur fribourgeoise, Portalban voit sa population considérablement augmenter en juillet et août. Le modeste village se mue en ville. Quant à son port de plaisance (environ 800 places), situé au milieu de la zone des chalets, il représente l’un des plus importants pôles touristiques de la région. Durant la belle saison, il est le théâtre de nombreuses fêtes souvent très bruyantes et génère un important passage. L’impact négatif sur la faune et la flore est évident pour Jacques. Et que penser des énormes machines (22 tonnes et 6 m. de large) utilisées pour la fauche des prairies marécageuses, l’arrachage des buissons et autres travaux d’entretien indispensables à la sauvegarde de ce territoire créé artificiellement par l’homme ? Mais pire encore, depuis les années 1960, l’armée utilise une zone située dans l’une des huit réserves naturelles constituant la Grande Cariçaie pour l’entraînement au tir des avions militaires sur cibles d’abord terrestres puis lacustres… Autant d’incohérences qui génèrent beaucoup d’incompréhensions et d’amertume auprès de tous ceux qui souhaitent le maintien des chalets.

Le petit port

Un biotope dans un bassin en béton, vraiment?

Dans les années 1960-1970, de nombreux propriétaires, férus de pêche, amarraient leur barque devant leur chalet. Las de voir leurs embarcations coulées par les fréquents épisodes de joran, une quinzaine d’entre eux s’associent en 1974 pour construire en toute légalité un petit port. A l’échéance de la concession, les milieux écologistes s’opposent à son renouvellement et obtiennent gain de cause devant la justice. Depuis une dizaine d’années, le petit port, dont l’entrée a été condamnée par de grosses pierre, est désaffecté.

Jacques a longtemps entretenu les abords de ce petit port voisin de son chalet mais aujourd’hui, il y a renoncé. Buissons et herbes folles envahissent peu à peu l’espace. Et en été, les baigneurs qui viennent bronzer sur le quai y abandonnent leurs détritus. Cette massive construction en béton devrait à terme être convertie en biotope. Personne ne sait toutefois exactement comment elle le sera, si elle sera démolie ou non, et le cas échéant aux frais de qui. Pour l’heure, cet étrange bassin vide sur la rive ne manque pas d’interpeller.

Juriste et photographe, domiciliée dans la Broye fribourgeoise, je ne suis affiliée à aucun mouvement ni organisation et ai travaillé en toute indépendance.

Et je suis très heureuse de vous informer que mon travail photographique a retenu l’attention de l’hebdomadaire “La Broye” qui en a fait un article dans son édition du 3 juin 2021. Vous pouvez le télécharger ci-dessous.

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12 Responses to “Les chalets en sursis”

  1. Anne Jutras dit :

    Bonjour Christine, bravo pour ce reportage, tu as nous a bien présenté chacune des parties. Une situation qui perdure depuis troooop longtemps, à mon avis. Chacun y verra un point de vue différent. C’est dommage pour tous ces gens qui s’y sont installés depuis tant d’années. Espérons que la situation se règlera sans créer trop d’amertume. Pas facile de laisser aller les souvenirs générés par ces petits chalets. À bientôt !
    Anne 🙂

    • Christine dit :

      Bonjour Anne, Merci beaucoup d’avoir pris la peine de laisser quelques mots ici.Effectivement, il n’est jamais bon de laisser aller les choses pendant tant de temps. Nul ne sait encore combien de temps exactement ce feuilleton va encore dure mais il est proche de son épilogue. Je vais suivre l’évolution de la situation et peut-être que d’ici quelques années, je referai un série sur ce sujet. Quoi qu’il en soit, c’est un endroit où j’adore aller me promener et j’avoue ne pas imaginer comment pourrait être cet endroit sans ces petits chalets… A bientôt

  2. Félicitations pour ce super article très détaillé, qui nous expose bien la situation plus que compliquée. Tes photos sont un régal comme habituellement, et ta prose est toujours au top ! 🙂

    • Yvonne dit :

      Bravo Christine pour ton article, et le résultat d’un travail tres professionnel

    • Christine dit :

      Merci Anne de toujours être fidèle au rendez-vous! Ce sujet change un peu de ce que j’avais l’habitude de faire jusque là. La situation sanitaire des derniers mois m’a poussée à sortir de ma zone de confort et à trouver un sujet de proximité qui m’a bien occupée au cours de cet hiver et qui m’a passionnée. C’est parfois tout près de chez soi que l’on peut trouver de belles opportunités photographiques et rédactionnelles.

  3. Nanou dit :

    Bravo Christine, une corde sensible que ces petits chalets qui représentent un tourisme doux en comparaison à certains autres bords de lac. Est-ce que le problème de propriété devrait être adapté ? Serait-ce une solution pour sauver ces espaces?

    • Christine dit :

      Merci Nanou. La question des chalets est effectivement très émotionnelle dans La région. Je ne suis pas sûre de comprendre ta question. Le sol sur lequel sont construits les chalets appartient à l’Etat et vu qu’il est en zone archi protégée, les propriétaires de chalets ne pourront pas l’acheter. La seule solution qui aurait pu satisfaire tout le monde était celle de ces contrats nature. Les propriétaires pouvaient garder leur chalet moyennant le respect de conditions très strictes. Les organisations environnementales n’en ont malheureusement pas voulu…

  4. Philippe dit :

    Encore une fois mon précédent commentaire n’est pas passé, je ne dois pas être très doué, c’est un sujet intéressant et bien documenté, bravo J’ai toujours une tendresse particulière pour l’auto construction En France sur certains sites sensibles, il a été décidé que les “concessions “s’éteindraient avec le décès des occupants, “remise en état” du site à la charge de la collectivité

    • Christine dit :

      Bonjour Philippe, cette fois votre commentaire a bien passé. Merci d’avoir persévéré 🙂 Ah la France est plus généreuse que la Suisse. La remise en état à charge de la collectivité n’existe pas ici…

  5. Merci de m’avoir éveillée à cette situation. Je suis allée m’y promener en mai dernier et c’est effectivement une région magnifique mais dont l’accès est assez difficile pour qui ne possède pas de tels châlets. Je comprends bien la levée de bouclier des propriétaires qui ont tant de souvenirs familiaux. Tes photos sont belles, presque un peu mélancoliques ! Bravo pour ton talent, peut-être es-tu en train de démarrer une nouvelle carrière dans le reportage ? Des gros becs

    • Christine dit :

      Coucou Françoise, je suis vraiment contente que tu aies perçu cette mélancolie. C’est exactement ce que je voulais faire passer. Ces chalets vont peut-être mourir, c’est pour cette raison que j’ai choisi de faire cette série en automne et en hiver, hors saison quand il n’y a personne. Quant au reportage, effectivement, cela m’intéresse. Comme les voyages ne sont plus trop d’actualité actuellement, j’ai envie de traiter des sujets de proximité. J’ai quelques idées, ne me manque plus que le temps. Bientôt je devrais en avoir plus … Bisettes, bisettes

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