Quand le béton se fait écrin art déco

Dans Petites virées un billet écrit par Christine le 19 juin 2017

 

Grenoble, début juin, un week-end entre amis pour flâner dans la ville, s’asseoir en terrasse, sourire et apprécier l’instant présent. Quelques jours pour découvrir une ville charmante qui a su aussi nous réserver une belle surprise.  Je vous emmène dans un lieu insolite et partage avec vous ma vision un rien rétro d’un garage pas comme les autres.

 

 

Rue Bressieux, dans l’hyper centre de Grenoble, rien dans cette petite rue ne laisse deviner ce qui se cache derrière l’élégante façade du numéro 6.  On remarque certes une grille, surmontée d’un fronton à l’intitulé un peu obscur avec juste en dessous deux dates. Mais rares sont ceux à qui ce genre de détails met la puce à l’oreille. J’ai du reste pu le constater auprès de mon hôte, grenoblois de naissance, peu d’habitants de la ville connaissent ce monument classé qui est pourtant un témoin de l’histoire locale.

 

 

Cet ouvrage raconte le temps où Grenoble, qui n’est encore qu’un gros bourg provincial, voit le nombre de voitures augmenter de façon exponentielle. Nous sommes dans les années 20, et déjà des problèmes de stationnement commencent à se poser.

 

 

Construit entre 19128 et 1932,  ce garage aux mensurations impressionnantes pour l’époque est entièrement en béton armé. Il est composé d’une rampe hélicoïdale unique qui se déroule sur 8 niveaux (65 mètres de haut) et donne accès à 225 boxes.

 

 

L’édifice est coiffé d’une verrière d’origine.

 

 

Son toit offre une vue à 360° sur les massifs (et les immeubles) environnants.

 

 

 

Un ascenseur permet d’accéder au sommet pour redescendre la rampe à pied autour du vide central, baigné de lumière.

 

 

Les boxes sont fermés à l’origine par un rideau métallique roulant.

 

 

Comble du luxe pour l’époque, chaque niveau est doté d’un lavabo et d’un WC. Tous les boxes ont un robinet d’eau et l’électricité.

 

Après avoir abrité de vénérables Salmson, Delahaye ou autre Bugatti, le garage est toujours en fonction.  Mais bien qu’inscrit au patrimoine national, l’endroit reste une copropriété  privée. L’accès y est donc officiellement restreint aux seuls titulaires d’un boxe. Personnellement j’ai attendu que la grille s’ouvre au passage d’un véhicule pour entrer et demander (poliment) au gardien la permission de prendre des photos. Ce dernier, conscient du patrimoine dont il a la charge,  m’a très aimablement autorisée à le faire.

 

 

 

 

 

 

 

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12 Responses to “Quand le béton se fait écrin art déco”

  1. Philippe dit :

    Le détail qui tue les sanitaires se retenir après une longue route et arriver ‘à son PK quel soulagement.
    Par contre j’ai peur pour la conservation de ce patrimoine privé encore dans son jus.
    Bonne journée

  2. Anne dit :

    Le noir et blanc lui va très bien, comme s’il n’avait pas d’âge!

  3. Cécile dit :

    Très beau reportage, je connaissais le lieu pour en avoir vu des photos, mais pas l’historique: merci beaucoup, passionnant ! Et ton noir et blanc est magnifique. Belle journée Christine.

  4. donlope dit :

    Que c’est beau! Comme quoi, même le béton peut devenir artistique. La première photo est sublime et j’aime beaucoup le traitement que tu as appliqué.
    Merci pour la visite

  5. Belle découverte, je ne connaissais pas du tout, le lieu est superbe ! J’aime bien aussi son histoire et le fait qu’il soit encore utilisé est impressionnant, en espérant évidemment que ça ne soit pas source de dégradations. Mais j’imagine que la ville n’a pas envie de se priver de toute cette surface de stationnement.
    Le noir et blanc est un choix qui lui va très bien, la première photo est juste magnifique ! 🙂

  6. quel super endroit et surtout comme tu l’as bien rendu! merci et bravo

  7. Moi qui pensait avoir tout vue dans ma très chère ville, je ne connaissait pas du tout cet endroit. Merci d’avoir fait ce partage. Je trouve ces photos magnifiques et la description est très détaillée. Je voudrai bien y faire un tour et apprécier aussi bien le monument que la vue qu’il nous offre en hauteur

  8. Laurence dit :

    J’ai vu ces photos sur IG, c’est un édifice pour le moins suprennant, angoissant même par sa hauteur … je me demande même si les étages supérieurs sont toujours accessibles aux véhicules qui sont beaucoup plus lourds un siècle plus tard. Joli terrain de jeu que tu as su exploiter à merveille … Je t’embrasse.

  9. Dédé dit :

    Coucou Christine. Je ne connaissais pas ce lieu et je suis ravie de le découvrir grâce à tes photos. Le traitement en noir et blanc leur va bien et donne un aspect intemporel à la structure. Je trouve marrant l’histoire du lavabo et du petit WE, du luxe! Merci pour cette très belle découverte. Bises alpines.

  10. Pastelle dit :

    Un endroit qui est sur ma liste des endroits à visiter et photographier depuis au moins 4 ans ! Après avoir vu quelques photos, je le trouvais fascinant. C’est toujours et encore plus le cas après avoir vu tes photos !

  11. La newsletter a marché !!! Et j’en ai même reçu 2 … je crois que c’est qui n’est pas normal, n’est-ce pas ? Mais mieux vaut être informée 2 fois plutôt que jamais 🙂
    Cet endroit est vraiment surprenant et la hauteur me semble vertigineuse ! Mais combien y a-t-il de boxes dans ce parking ? Merci pour cette jolie découverte étonnante ! A tout de suite 😉 😉 😉

  12. Marie dit :

    Hello Christine !
    C’est génial cet endroit et tu as su parfaitement le mettre en valeur. Il y a beaucoup de variété dans tes prises de vue, un joli grain dans le traitement … c’est très graphique, j’aime beaucoup 🙂
    Je n’ai pas eu cette fois-ci de notification de newletter 🙁 … heureusement qu’il y a Instagram 😉
    Bon WE Christine !!

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