Oulan Bator et le Nouvel An mongol

Dans Mongolie un billet écrit par Christine le 4 avril 2017

 

Fin février dernier, c’est en direction du grand Est que je me suis envolée pour découvrir une partie de l’immense Mongolie. Grand comme trois fois la France, enchâssé entre la Russie au nord et la Chine au sud, ce pays réputé pour ses paysages sauvages et ses traditions préservées, constitue surtout en hiver une destination encore confidentielle qui avait tout pour me plaire. Les premières pages de mon carnet mongol s’écrivent à Oulan Bator (littéralement le héros rouge), capitale pas vraiment folichonne située à 1351 mètres d’altitude, mélange d’architecture soviétique, de gratte-ciels ultra modernes et de cabanes décrépies. Petit aperçu de la ville et festivités surprises à mon arrivée en Mongolie.

Yes I Kahn, Genghis me voila!

 


En ce dimanche de fin février, les rues d’Oulan Bator sont étonnamment calmes. Alors que la veille, un flot incessant et bruyant de véhicules congestionnait les artères principales de la capitale, ce matin seuls quelques rares passants emmitouflés dans leur deel (manteau traditionnels) colorés hâtent le pas dans une atmosphère très fraîche. Que se passe-t-il donc? Le héros rouge aurait-il pris froid?

 

La place Gengis Khan. Au 1er plan, la statue du héros de l'indépendance mongole Damdin Sukhbaatar. A droite, la tour Blue sky, le plus haut building d'Oulan Bator (105 mètres)

La place Gengis Khan. Au 1er plan, la statue du héros de l’indépendance mongole Damdin Sukhbaatar. A droite, la tour Blue sky, le plus haut building d’Oulan Bator (105 mètres)

Une ville hétéroclite

C’est « Tsagaan Sar » me souffle-t-on… Dit comme ça, ça ressemble furieusement  à un éternuement, mais je doute que  les 10 petits degrés négatifs du jour suffisent à enrhumer les habitants d’une ville habitués aux températures extrêmes (la température moyenne annuelle n’excède pas -2.9°)!

On m’explique que Tsagaan Sar (prononcez Tsaran Sar) est le Nouvel An mongol. Ce nom, qui signifie mois blanc, est lié à l’arrivée des produits laitiers.  Il symbolise le premier jour du printemps, quand l’hiver s’achève et que les températures commencent à se réchauffer. En fonction du calendrier lunaire, il a lieu à fin janvier ou en février et cette année, il est tombé sur le week-end de mon arrivée. A cette occasion, les Mongols rendent visite à leur famille, proche et plus éloignée, pour des cérémonies qui durent trois jours voire même plus et durant cette période, tous les commerces et restaurants sont fermés. Dans cette ville alors quasi morte, si l’on veut éviter d’errer l’âme en peine et surtout l’estomac complètement vide, mieux vaut avoir des connections locales. Commencer son séjour dans ces conditions peut relever de la poisse pour certains mais pour moi, c’est un vrai cadeau du ciel. Je vous dis tout de suite pourquoi mais auparavant, même si UB (Youbi) comme on l’appelle familièrement n’est franchement pas la plus belle ville qu’il m’ait été donné de voir, un (très) petit tour de la capitale s’impose.

Créée à l’origine pour accueillir 400,000 habitants, elle frôle aujourd’hui les 1,3 millions de résidents, soit 45% de la population de cet immense pays! Les bâtiments, construits sous l’ère soviétique, sont imposants, austères et majoritairement gris. Il se dégage de l’ensemble une atmosphère un peu triste. Au centre, des immeubles ultra modernes jouxtent des constructions décrépies sans aucun souci d’urbanisme. Les quartiers de yourtes liés à l’exode rural, initialement installés à la périphérie, s’avancent de plus en plus vers le coeur de la cité, créant un ensemble très hétéroclite. Les rues mises à mal par les écarts de températures phénoménaux du climat continental sont souvent en mauvais état et les travaux de voirie ne semblent pas être la priorité du gouvernement. La circulation motorisée, qui s’est développée de façon exponentielle ces dernières années, est aussi anarchique que l’urbanisme. Dans la jungle du trafic quotidien, le klaxon est le meilleur ami des conducteurs qui ont un sens du code de la route bien à eux, à tel point que beaucoup d’étrangers, et même des Mongols n’osent pas s’aventurer sur les routes de la capitale. Quant aux piétons, leur vie est loin d’être un long fleuve tranquille…..

Brouillard au pays du ciel bleu

Pour se faire une idée générale de la ville, il faut prendre de la hauteur. On peut monter au sommet d’un building mais le must c’est de grimper sur la colline de Zaisan au sud de la ville et de gravir les 300 marches qui mènent au monument russe érigé à la mémoire des soldats soviétiques tués durant la Seconde Guerre Mondiale. De là, on jouit d’une vue panoramique et on prend la mesure  du développement anarchique de la capitale mongole. On peut hélas aussi constater le voile de pollution qui la chapeaute, même si durant mon bref séjour il n’était pas aussi épais qu’il peut l’être en plein hiver, lorsque les grands froids (jusqu’à -40°) obligent les habitants à brûler tout et n’importe quoi dans leur poêle pour se chauffer et que les centrales thermiques fonctionnent à plein régime. Certains jours, il règne dans la capitale un smog très épais et la concentration de particules fines peut alors être 25 fois supérieur aux recommandations de l’OMS, avec des conséquences très sévères pour la santé publique. Le 10 janvier dernier, les autorités ont du reste reconnu que la pollution de l’air avait atteint un niveau « désastreux ».

Clic sur les photos conseillé pour les visualiser correctement!

Grimper les 300 marches de la colline de Zaisan et admirer la vue n'est pas uniquement réservé aux touristes. Les Mongols, vêtus de leurs plus beauc atours pour Tsagaan Sar, apprécient aussi de se rendre en famille au mémorial

Grimper les 300 marches de la colline de Zaisan et admirer la vue n’est pas uniquement réservé aux touristes. Les Mongols, vêtus de leurs plus beaux atours pour Tsagaan Sar, apprécient aussi de se rendre en famille au mémorial


La grande place de la joie complète

Allez, je n’ai pas envie de vous plomber le moral avec cette histoire de pollution. Redescendons en ville et rendons-nous au monastère de Gandantegchinlen, littéralement « Grande place de la joie complète ». Ça  ragaillardit tout de suite un nom pareil, non? Bouddhiste de style tibétain, le monastère fut construit en 1809 et déplacé sur la colline de Dalkha en 1838. Sur plus de 900 monastères, c’est l’un des rares à avoir échappé à la destruction dans les années 1930 sous l’ère communiste. Aujourd’hui plusieurs centaines de moines résident à Gandan, dont l’un des temples abrite une statue de Megjid-Janraiseg de 26,5 mètres de haut (qu’il est interdit de photographier).

 

Cette mise en bouche touristico-culturelle va en rester là car non seulement tous les temples du monastère et autres musées sont fermés pour cause de jour férié mais surtout nous sommes attendus pour le repas. Notre guide, soucieux de ne pas nous laisser mourir de faim, s’est en effet débrouillé pour nous trouver une famille d’accueil. Et voila comment à cause, ou plutôt grâce à Tsagaan Sar, nous avons la chance de pénétrer dans l’intimité d’un foyer mongol et de vivre de l’intérieur les festivités du Nouvel An. Pour moi qui n’aime rien tant que le contact avec les gens, c’est une véritable opportunité à laquelle je n’aurais osé rêver.

Nouvel An très familial

Notre hôte Toumé (avec le chapeau gris) et sa famille

Notre hôte Toumé (avec le chapeau gris)  et sa famille

Nous voila arrivés au centre ville au pied d’un vieil immeuble soviétique. A l’intérieur, la cage d’escalier peinte en vert pale a déjà bien vécu, des morceaux de murs se détachent, le dallage ocre des paliers n’est depuis longtemps plus vraiment plats. Au 3ème étage devant la porte, notre guide nous rappelle brièvement la conduite à adopter et les formules de politesse à prononcer. Ici on ne badine pas avec les traditions, il ne manquerait plus que nous commettions un impair. Dans ma tête, je répète en boucle pour ne pas oublier « amar baina uu  » (vivez en paix) que je dois adresser au patriarche en plaçant mes avant-bras sous les siens en signe de respect, en lui tendant une écharpe bleue ainsi qu’un petit billet symbolique. Nous entrons un peu intimidés dans un appartement de trois pièces et enfilons des housses plastiques par dessus nos chaussures. Notre hôte,  le chapeau vissé sur la tête comme le veut la tradition, nous accueille en souriant et nous embrasse après le cérémonial d’usage. Dans la pièce principale, la table croule sous les victuailles: bonbons en tous genres, fruits, charcuterie, salade russe mais surtout un énorme arrière de mouton et un imposant gâteau traditionnel. La maîtresse de maison sert du thé au lait salé et les traditionnels buzz, sortes de raviolis à la viande de mouton cuits à la vapeur. Puis viennent les toast à la vodka. Heureusement que l’alcool mongol, distillée à partir de blé est (un peu) plus doux que le russe, fait à base de patate. Malgré tout, un peu raplapla après le troisième service, à défaut de pouvoir passer mon tour, je ne fais plus que tremper les lèvres. Toumé ne s’en formalise pas, il remplit symboliquement le verre et continue de le faire tourner parmi les convives. Ceux-ci sont d’ailleurs fort nombreux et pendant plus de deux heures, on assiste à un défilé incessant de proches venus présenter leurs voeux d’usage. A un moment donné, lorsque l’un des hommes me tend une petite fiole, je suis un peu désemparée. Qu’est-ce donc et que faut-il en faire? C’est une tabatière que l’on s’échange après avoir ouvert et reniflé le bouchon. L’ambiance est bon enfant, les conversations vont bon train, les gamins peu farouches nous sautent sur les genoux. Dans un coin, une télévision antique diffuse en boucle de vieux films en noir et blanc. Une fois le repas terminé, alors que nous nous apprêtons à partir, nos hôtes, non contents d’avoir largement sustenté leurs convives, offrent encore un petit cadeau à chacun d’eux. Nous sommes bien évidemment confus et réellement admiratifs de l’incroyable hospitalité de ces gens qui sans nous connaître nous ont ouvert tout grand les portes de leur chez eux.

 

 

Quelques heures plus tard, une seconde famille nous invite pour le repas du soir. Nous n’avons pas vraiment faim mais séduits par l’extrême gentillesse de nos hôtes, nous nous laissons une nouvelle fois aller à la fête qui s’avère tout aussi chaleureuse. On mange, on boit, on chante et on se tricote des souvenirs inoubliables!

 

J’aimerais conclure en précisant que cette fantastique expérience n’aurait pas été possible sans notre dévoué et dynamique guide traducteur. D’une manière générale et pour répondre à une question qui m’a été posée, l’accompagnement d’un guide est à mon avis indispensable si comme moi vous disposez d’un temps limité pour voyager dans ce pays. Très peu de Mongoles parlent l’anglais et à moins de maîtriser le russe, il est difficile de se faire comprendre. En outre, pour l’organisation des transports, l’assistance d’un traducteur est d’un grand secours.

Ce voyage m’a réservé de belles surprises et offert de magnifiques découvertes. Je me réjouis de les partager avec vous dans de prochains épisodes.

A bientôt et belle semaine à tous.

Edit du 5 avril 2017

Mon système de newsletters semble ne pas fonctionner correctement. Je tiens à m’excuser auprès des abonnés qui ont reçu une double notification de publication d’encombrer inutilement leur messagerie. Je vais tenter de remédier rapidement à ce problème 🙁

Back to Main Content

36 Responses to “Oulan Bator et le Nouvel An mongol”

  1. Béatrice dit :

    Coucou Christine!
    Je te retrouve bien là; je n’ai aucun problème à t’imaginer dans la capitale désertée, à l’affut de l’image…. Toujours aussi belles d’ailleurs.
    Merci pour ce voyage au pays du froid. Je reviendrai voir sur ton blog à mon retour la suite de ton récit. Bisous

    • Christine dit :

      Coucou Béa,
      Ah tu me connais bien 😉 Je suis contente que tu sois venue faire un petit tour par ici. A mon tour je te souhaite de belles découvertes lors de ton voyage et me réjouis que tu me le racontes. Belle vacances et à tout bientôt. Bisettes

  2. Anne dit :

    Ouah! Génial! Quelle chance d’avoir partagé ce moment avec eux!
    J’avais en tête l’image d’une ville surpeuplée, avec des sortes de bidons-villes autour où s’entassent ceux qui ont quitté la campagne. Tu as su en montrer un bel aspect humain.
    Merci!

    • Christine dit :

      Le contact avec les autochtones était vraiment ce que je recherchait en allant en Mongolie. Ce voyage a tenu toutes se promesses et a été marqué par de nombreuses et belles rencontres dont je parlerai plus en détail mais il n’était pas prévu que nous puissions fêter le Nouvel An dans des familles. Ce fut réellement une très belle surprise et une expérience inoubliable.

  3. Pascal dit :

    Tu m’as captivé avec ce reportage chez une famille mongol, bravo !
    Youbi n’est peut-être pas la plus belle ville du monde mais en tout cas j’aime beaucoup les photos que tu as faites.

    • Christine dit :

      Avoir su retenir l’attention d’un grand voyageur comme toi me fait particulièrement plaisir. J’espère que la suite t’intéressera tout autant!

  4. Pastelle dit :

    J’aime autant ton récit que tes photos. Et j’adore tes photos ! Celle avec la famille mongole à table est extraordinaire. ♥

  5. Merci pour ce partage, tu me donnes envie de partir encore et encore à la rencontre des peuples autochtones dans le monde. A bientôt

  6. Magnifique et très dépaysant ! Je pense aussi que le traducteur est nécessaire, tout le monde ne parle pas le russe !
    Il y a pas mal de villes de l’ancien bloc soviétique qui sont un mélange de plein d’architectures, c’est assez courant. Les habitants ont vraiment l’air très accueillants, même s’il y a pas mal de codes à maîtriser, l’ambiance avait l’air super ! 🙂

    • Christine dit :

      Ah oui les codes il y en a beaucoup. Notre guide ne servait pas qu’à traduire mais aussi à nous éviter des faux pas. Mais malgré tous ses efforts, nous en avons commis , c’est tellement différent de chez nous. Quant à l’ambiance, oui elle était vraiment sympa, surtout le soir dans la seconde famille qui aimait beaucoup chanter.

  7. Bonjour,
    Quand je te lis, et que je regarde tes photos, je pense à Ella Maillart. Une compatriote à toi, grande voyageuse comme toi. Bravo

    • Christine dit :

      Bonsoir Dominique,
      Waow Ella Maillart, rien que ça, tu me fais un sacré compliment que je reçois avec beaucoup de modestie car si j’aime voyager, je ne le fais tout de même pas dans les mêmes conditions que cette grande dame 🙂

  8. Anne Jutras dit :

    Wow! Quelle belle expérience! Le dépaysement total! Incroyable la rapidité avec laquelle cette région a évolué, dommage pour le smog, toute les grandes villes n’y échappent pas malheureusement… Tes photos sont magnifiques tant pour la composition que pour la magie du moment. J’adore celle des enfants avec les oiseaux en vol, elle dégage une grande profondeur et la richesse de leur culture.
    Quel est ta prochaine destination?

    • Christine dit :

      Tout va hélas très très vite de nos jours, les villes évoluent aussi sans arrêt. En toute sincérité, je n’ai pas la moindre idée de ma prochaine destination. En principe, je ne planifie pas beaucoup à l’avance. Par exemple, je me suis décidée pour la Mongolie en janvier de cette année. Et avant de repartir, il faut d’abord que je travaille un peu, mon solde de vacances n’est pas extensible 😉

  9. Dédé dit :

    Coucou Christine. Je commençais à me demander où tu étais passée! J’ai la réponse maintenant. La question de la pollution m’interpelle mais on ne va pas s’y arrêter trop longuement. J’aime ton récit et surtout les photos de la famille à table. Et l’énorme morceau de mouton! J’imagine que tout cela a dû généré beaucoup d’émotions. C’est une très belle expérience. Merci pour ce partage. Bises alpines.

    • Christine dit :

      Coucou Dédé,
      Hé oui, je ne peux pas être en Mongolie et au clavier 😉 Toutes les familles chez lesquelles nous nous sommes rendues au cours de la semaine suivante avaient sur leur table un énorme arrière de mouton. Les convives sont censés découper eux-mêmes des petits morceaux de viande mais perso, je ne savais pas vraiment comment m’y prendre et n’ai donc pas osé tailler dans la masse,, Et pour tout dire, cela ne me faisait pas plus envie que cela. C’est très gras car les Mongols raffolent du gras de la viande… Bonne soirée à toi et à très bientôt.

  10. Laurence dit :

    C.est toujours avec le même plaisir que je retrouve tes photos et récits de voyage … passionnant et tellement généreux de ta part ce partage !! Inutile de te dire que j.attends la suite avec beaucoup d’impatience. Les événements tragiques de ces dernières semaines éloignent chaque jour mon rêve de trek au Kirghizistan… je rends ma famille malade avec mes envies et tous ces attentes me rendent malade !!

    • Christine dit :

      Chère Laurence,
      Ton trek n’est pas pour tout de suite. Laisse du temps au temps, les choses évoluent et au moment où tu devras te décider, la situation sera certainement différente. Je comprends que les attentats t’affectent mais il ne me semble pas que tu sois plus en danger au Kirghizstan qu’à Paris ou Bruxelles. Allez comme on dit chez moi, il faut que je me grouille d’écrire la suite. Je suis sûre qu’elle t’intéressera. Bonne soirée et à bientôt

  11. Laurence dit :

    Attentats pas attente (pas facile de commenter avec un IPhone …)

  12. Marie dit :

    Hello Christine !
    Comme il est bon de se laisser porter par ton récit de voyage … tu nous donnes l’occasion de vivre un bout de ton aventure et c’est vraiment adorable de partager ces moments avec nous 🙂
    Etant un peu curieuse du style de vie de ces peuples éloignés, j’apprécie beaucoup ce type de reportage, y compris le petit film qui rend ton récit encore plus vivant …
    Peuples des villes ou nomades, il est évident que la convivialité fait partie intégrante de leur façon d’être 😉

    • Christine dit :

      Coucou Marie,
      Les Mongols ont l’hospitalité dans le sang mais il faut un peu les apprivoiser, Ils ne sont pas souriants comme des Thaïlandais ou des Balinais par exemple, et il vaut la peine de se renseigner un peu avant d’arriver dans ce pays sur leurs us et coutumes pour ne pas être décontenancé. Mais une fois le premier pas faits, ces gens se mettent en quatre pour leurs hôtes. A bientôt pour la suite alors.

  13. Cécile dit :

    Quel beau voyage, quelle chance as tu de pouvoir voir tant de choses dans le monde, de rencontrer tant d’êtres et de cultures diverses! Merci de les partager (avec tant de talent) pour ceux qui, comme moi, ne voyagent pas autant, c’est un vrai bonheur.

    • Christine dit :

      Bonsoir Cécile,
      Tu sais pendant longtemps je n’ai pas osé me lancer dans ce genre de voyages. Et puis un jour, j’ai eu un déclic en prenant conscience que le temps perdu ne se rattrape pas et que si je voulais aller à la rencontre d’autres cultures, il me suffisait de me bouger, de sortir de ma zone de confort et de partir. Il y a beaucoup d’organismes qui proposent des voyages hors des sentiers battus, à des tarifs abordables. Ceci dit je suis bien évidemment ravie que mes récits t’intéressent autant, ton enthousiasme me motive à continuer dans ce sens.

  14. Laurent dit :

    La capitale mongole n’étant pas vraiment réputée pour ces attractions, moins que le pays tout du moins, j’étais un peu surpris, mais je comprends mieux maintenant, tu n’as pas résisté à l’attrait des toasts à la vodka 😉
    C’est un pays qui me chatouille depuis pas mal de temps, mais en effet, la difficulté à le visité en indépendant me freine un peu à chaque fois que j’y songe. Mais un jour, nul doute que j’irai traîner par là 🙂

    • Christine dit :

      Pfffff. on ne peut rien te cacher Laurent ! Ta réticence m’étonne, tu parles un peu le russe non, tu devrais maîtriser comme un chef… Allez vas-y !

  15. Encore un magnifique voyage avec un dépaysement total ! Nous aimons toujours autant les photos et vos phrases. Nous avons hâte de suivre votre voyage, il y a comme un air du film « Urga » pour nous…

  16. Véro dit :

    Merci Christine pour ces images d’une lointaine contrée que j’avais seulement imaginée à la lecture des livres de Ian Manook.
    J’attends la suite avec impatience également 😉
    Bon WE

    • Christine dit :

      Bonjour Véro, je n’ai pas lu de livre de Ian Manook, mais tu me donnes des idées 😉 Et comme je l’ai écrit aux Matchingpoints, la suite est en ligne. A bientôt

  17. Isa dit :

    Bonsoir Christine,
    Voici une nouvelle destination pleine de dépaysement, d’échanges et de partages humains…
    Tes photos sont remarquables, elles me surprennent toujours autant, voire davantage par leur qualité et par ce qu’elles expriment.
    J’ai hâte de découvrir la suite de ce périple car j’imagine que tu vas nous embarquer vers des contrées moins urbaines, au plus près de la culture mongole.
    A très bientôt !

    • Christine dit :

      Bonjour Isa,
      Tu relèves la dimension humaine de ce voyage. Elle a été très importante effectivement tout au long des deux semaines de mon séjour en Mongolie. Et elle m’a même poursuivie en Suisse, comme je l’explique dans mon dernier billet. A bientôt et belle semaine.

  18. Laurence Chellali dit :

    Coucou ma très chère cop’s ! Comme d’hab j’arrive bien tard pour te complimenter sur tes belles images. Ton périple, que tu m’as déjà raconté dans les grandes lignes, a du être fantastique ! Quel voyage 🙂 🙂 🙂 La photo des enfants avec les oiseaux qui s’envolent est vraiment belle. Bon, j’ai une idée pour ton prochain cadeau d’anniversaire … Commande au père noël un meilleur objectif grand angle. Je dois t’avouer que je suis assez gênée par les distortions vraiment importantes générées par ce grand angle, (sans parler des bords qui sont de piètre qualité). Pour une fois, ce n’est pas la faute du photographe mais du matériel ! Il me semble, compte-tenu de ce que tu nous montres ici et depuis un bon bout de temps maintenant, qu’on bon vieux 28 ou 35 mm donnerait des photos bien plus esthétiques et naturelles, notamment en ce qui concerne les portraits. Certes, un zoom est plus polyvalent, mais là, je trouve qu’il ruine plus qu’autre chose des photos qui pourraient être d’excellente qualité. Résultat, la polyvalence n’est plus si polyvalente que ça, parce qu’à mon avis, à part rester au centre de la focale, il n’y a pas grand chose à faire. Big bisous ma belle et on attend la suite du voyage !!!

    • Christine dit :

      Coucou ma chère Laurence,
      Et bien le Père Noël a été bien dépité de lire que son dernier cadeau ruinait mes photos… C’est en effet la 1ère fois que j’utilisais mon objectif grand angle (7-14 mm)! Je sais qu’il n’est pas vraiment approprié pour photographier des personnes de près à sa plus grande amplitude mais pour partir dans un pays comme la Mongolie, aux vastes espaces, j’avais envie d’avoir un tel objectif (il complète parfaitement mon 12mm-40mm que j’utilise la plupart du temps). Il n’en demeure pas moins que c’est un objectif de qualité très bien noté dans les tests que j’ai pu lire et même récompensé d’un prix TIPA 2016 du meilleur zoom grand angle hybride (distinction décernée par un jury composé de journalistes indépendants). Ceci dit, connaissant ton attachement aux focales fixes et tes très grandes exigences photographiques, j’ai pris bonne note de tes remarques. J’espère que la suite t’intéressera malgré tout. Bisettes et à bientôt 🙂

      • Laurence Chellali dit :

        Olala, je suis vraiment désolée pour le père noël !!! Crotte de zut 🙁 🙁 Mais dis, je n’ai pas dit qu’il ruinait toutes tes photos ! C’est surtout pour les portraits rapprochés. Tu seras d’accord que si on prend la première photo du monsieur qui monte avec son chapeau, on a presque mal à la tête pour lui tellement il est déformé. Idem pour celle de votre groupe avec en premier plan le festin. Au centre, c’est très bien, mais sur les bords ça ne va pas du tout et c’est même flou. On retrouve d’ailleurs ce flou dans une moindre mesure dans une autre photo (celle avec votre guide en premier plan). Bon, je ne sais pas si on appelle ça du flou, mais cet étirement me donne une impression de flou.
        Je pense que ces focales extrêmes sont très bien pour les paysages ou pour l’architecture mais pas pour les portraits. Elles sont compliquées à mettre en oeuvre et je pense qu’il y a une distance minimale à respecter qui doit être largement au delà de la distance minimale de mise au point. Problème … on a vite fait de faire des photos plates, surtout en paysage et en architecture dans une moindre mesure. D’où la difficulté d’utilisation de ces focales.
        C’est vrai que je suis attachée aux focales fixes et ce n’est pas sans raison, on en a déjà parlé plein de fois. Quant à mes très grandes exigences photographiques, n’exagérons pas ! Et d’ailleurs je pourrais te retourner le compliment 😉 Ceci dit, ces photos (celles que j’ai mentionnées) ne seraient jamais acceptées dans un magazine à cause de ce problème, TIPA ou pas TIPA 😉 😉 😉
        Allez, le plus important est que tu te fasses plaisir chère Christine, le reste … on s’en moque !
        ps : mais il n’empêche que je préfère tes photos avec l’autre objectif 🙂

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Please fix your errors.

Partagez

Back to Main Content